Le jeûne intermittent

Mon expérience de sauter le petit déjeuner est terminée il y a longtemps, mais j’avais du mal  à penser à un sommaire digne d’intérêt. Finalement, je crois que ça y est.

Mon expérience s’est soldée par un échec pour trois raisons :

1- J’ai découvert que je ne fais pas partie de ces personnes qui n’ont pas faim le matin. Après un ou deux jours, je me sentais affamée à mon lever. En fait, je prenais mon café aussitôt que possible dans l’espoir de calmer ma faim.

2- Mon niveau d’énergie et mon bien-être général étaient affreux pendant la période d’essai (qui a duré environ 2 semaines).

3- Je n’ai perdu aucun poids au cours de l’expérience malgré le fait que j’avais faim pendant une partie de la journée. En fait, une fois je me suis même levée la nuit pour prendre une collation.

J’imagine que le fait que j’allaite un tout-petit a contribué à ces résultats.

Au cours du mois, j’ai entendu parler du jeûne intermittent à plusieurs reprises et, comme l’idée est semblable à celle de sauter le petit déjeuner, j’ai décidé de rédiger un sommaire sur le sujet en guise de conclusion à mon expérience.

Diverses versions du jeûne intermittent

Nombreux livres et auteurs proclament le jeûne intermittent comme cure à tous les maux. Ils sont généralement de l’avis commun qu’il est possible de se permettre toutes les indulgences alimentaires si l’on jeûne en revanche. Leur point de divergence concerne la façon exacte d’effectuer le jeûne. Certains (David Zinczenko, Peter Moore et Matt Goulding) recommandent de jeûner pendant 16 heures chaque jour (c’est-à-dire de consommer toutes nos calories pendant 8 heures). Cette approche est la plus commune, il s’agit simplement de sauter le petit déjeuner.

Une autre approche qui gagne de la popularité est l’approche 5:2. Dr. Dan Pompa et Michael Mosley font partie de ses adeptes. Selon cette approche, au cours de l’histoire, les humains devaient jeûner régulièrement par nécessité. Une culture d’abondance comme la nôtre est récente et néfaste pour la santé. Pour favoriser une santé optimale et perdre du poids, il est préférable de manger normalement 5 jours et de manger moins de 600 calories deux jours par semaine. Cette démarche réduirait la production de l’hormone IGF-1, ce qui permettrait le renouvellement cellulaire et réduirait la production d’insuline.

Finalement, la dernière approche dont j’ai entendu parler consiste à ne manger qu’une fois par jour, à l’heure du dîner. Les personnes qui préconisent ce type de jeûne nous rappellent que nos ancêtres chasseurs et cueilleurs vivaient ainsi et jouissaient d’une santé supérieure.

En conclusion, il n’y a pas de doute d’après moi que le jeûne peut contribuer à améliorer notre santé dans certains cas. Il est vrai que la plupart d’entres nous consommons beaucoup trop de nourriture (surtout de céréales),  mais il ne faut pas arrêter là et négliger le fait que la qualité des aliments que nous consommons importe plus que le moment auquel nous les consommons.

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